Comment le score ZenRadar est calculé
Le score ZenRadar va de 0 à 100 et se lit en une formule : 50 points pour les citations par les moteurs IA, 25 points pour les données structurées, 25 points pour le format citable, moins un malus de conformité pouvant atteindre 15 points sur les secteurs où la sécurité engage des personnes. Cette page publie le barème exact, tel qu'il est écrit dans le moteur de mesure.
Un score n'a de valeur que si l'on sait de quoi il est fait. Un outil qui donne une note sans publier son barème demande une confiance qu'il n'a rien fait pour mériter, et il empêche surtout de comparer deux mesures entre elles. Voici donc la mécanique complète.
1. Les citations par les moteurs IA : 50 points
Cinq moteurs sont interrogés en direct sur la requête suivie : ChatGPT (avec recherche web), Perplexity, Claude, Gemini et les AI Overviews de Google. Pour chacun, une seule question : le site est-il nommé dans la réponse ?
Le dénominateur est le nombre de moteurs qui ont répondu, pas le nombre de moteurs interrogés. Un moteur injoignable est retiré du calcul au lieu de compter comme une absence de citation : sans cela, une panne chez un fournisseur ferait chuter le score d'un client qui n'a rien changé.
Les AI Overviews méritent une précision : ils ne se déclenchent pas sur toutes les requêtes. Quand Google n'en affiche pas, le rapport l'écrit et le moteur sort du calcul, au lieu de compter zéro.
2. Les données structurées : 25 points
Le scan lit la page publique et y cherche les blocs JSON-LD, le format que les moteurs utilisent pour comprendre qui publie et de quoi parle la page.
sinon → 12 + (4 × nombre de types utiles), plafonné à 25
Les dix types comptés comme utiles sont : FAQPage, Article, BlogPosting, Product, Organization, WebSite, HowTo, Review, BreadcrumbList et SoftwareApplication. Quatre types suffisent donc à atteindre le plafond.
Le seuil est brutal, et c'est voulu. Passer de zéro bloc à un seul bloc fait gagner 12 points d'un coup. C'est la correction la moins chère du barème : quelques lignes dans le <head>, aucun contenu à réécrire.
Une limite que nous préférons écrire. Le scan constate la présence des blocs et lit leurs types ; il ne vérifie pas que le JSON est bien formé. Un bloc cassé vous rapporte donc des points chez nous et zéro chez Google, qui l'ignore sans le dire. Si votre score de données structurées vous paraît trop beau, faites passer vos blocs dans le validateur de Schema.org avant de vous en satisfaire.
3. Le format citable : 25 points
Ces 25 points mesurent une chose : le texte de la page est-il recopiable par un moteur qui rédige une réponse ? Cinq leviers, notés sur l'extrait réel de la page.
| Levier | Points | Ce qui est regardé |
|---|---|---|
| Réponse directe en tête | 0-7 | La question est-elle traitée dans les cent premiers mots, sans préambule |
| Chiffres concrets | 0-5 | Des statistiques et des nombres, pas des adjectifs |
| Listes et tableaux | 0-5 | Une structure qui se parcourt, pas un bloc de prose |
| Blocs question-réponse | 0-4 | Une FAQ écrite, avec de vraies réponses |
| Signal de fraîcheur | 0-4 | Une date visible et récente sur la page |
La réponse directe pèse le plus lourd des cinq, et c'est cohérent : un moteur qui rédige cherche une phrase à reprendre. Une page qui met trois paragraphes à entrer dans le sujet ne lui en offre aucune.
4. Le malus de conformité sur les secteurs à risque
Sur la plupart des marchés, le barème s'arrête aux trois piliers. Sur trois familles de métiers, il y a une quatrième mesure, en négatif.
- Location de machinerie lourde et levage : grues, nacelles, chariots élévateurs, engins de chantier
- Transport et location sous température dirigée : véhicules frigorifiques, chaîne du froid
- Structures et accroches événementielles : murs vidéo et murs LED, lignes d'enceintes, ponts et grils techniques, scènes démontables
Sur ces marchés, une page qui vend sans écrire un mot de sécurité perd des points. La raison n'est pas morale, elle est mesurable : quand la question posée engage la sécurité de quelqu'un, un moteur cite en priorité la source qui écrit ses règles, et un prospect appelle l'entreprise qui le rassure avant celle qui affiche un prix.
Le scan vérifie la présence de clauses, cinq par secteur. Pour le levage : charge maximale d'utilisation annoncée par machine, contrôle périodique et carnet de maintenance, qualification exigée de l'opérateur, limite de vent d'arrêt du travail en hauteur, assurance pendant la location. Pour le froid : plages de température garanties, enregistrement et traçabilité, attestation de conformité de la caisse, protocole de nettoyage entre deux chargements, conduite à tenir en cas de rupture. Pour l'événementiel : méthode d'ancrage ou de lestage chiffrée, charges admissibles point par point, limite de vent et procédure d'abaissement, plan de montage visé par une personne compétente, sécurité secondaire sur les éléments suspendus.
Le malus est donc proportionnel : une page qui traite quatre exigences sur cinq perd 3 points, pas 15. Une page qui les traite toutes ne perd rien.
Le déclenchement demande deux choses, pas une. D'abord un terme qui dit que c'est le métier de la page : « location de grues », « transport frigorifique », « mur LED ». Ensuite au moins deux mots distincts du secteur. Un paysagiste qui écrit « nous faisons appel à des grues » n'a pas le premier ; une poissonnerie qui parle de « chaîne du froid » et de « camion frigo » non plus. Ni l'un ni l'autre n'est pénalisé. Compter les mots du secteur ne suffisait pas : c'est le métier qui déclenche, pas un vocabulaire croisé au passage.
Ce module ne cite aucune obligation légale de sa propre initiative. Il vérifie que la page dit ce qu'elle garantit ; il n'affirme pas qu'un texte l'y oblige. Une règle nommée n'apparaît dans un rapport que si sa source est déclarée et vérifiable. Quand des clauses manquent, la correction proposée est une trame à compléter par les valeurs réelles de l'entreprise : ni la charge admissible ni la limite de vent d'un client ne sont inventées.
5. Ce qui invalide une mesure
Un score faux est pire qu'une absence de score : il déclenche des alertes, des corrections et des factures pour un problème qui n'existe pas. Deux garde-fous coupent la mesure plutôt que de la publier.
- Moteurs insuffisants. Il faut au moins deux moteurs exploitables et au moins la moitié des moteurs applicables. En dessous, le score de citation n'est pas calculé et la mesure est marquée non fiable. Un seul moteur ne peut rendre que 0 ou 50 sur 50 : ce n'est pas une mesure, c'est un tirage.
- Juge de format injoignable. Les 25 points de format manquants feraient chuter le score sans raison. La mesure est également invalidée.
Dans les deux cas, la surveillance n'envoie pas d'alerte, le scan n'est pas enregistré comme un résultat, et la cause de la panne est écrite dans le rapport. Le passage suivant reprendra la mesure.
6. Ce que le barème ne mesure pas
Il ne mesure pas les backlinks, la santé technique complète d'un site, la vitesse de chargement, ni la performance publicitaire. Sur ces terrains, les suites SEO classiques restent supérieures et nous ne prétendons pas le contraire. Le comparatif détaillé des outils est sur la page des tarifs du marché.
7. Historique du barème
| Date | Changement |
|---|---|
| 2026-09-13 | Ajout du malus de conformité sur les trois secteurs à risque (jusqu'à −15 points) |
| 2026-08-19 | Ajout de SoftwareApplication aux types de données structurées comptés |
| 2026-08-02 | Seuil de fiabilité : deux moteurs exploitables minimum et la moitié des moteurs applicables |
Un score ne se compare qu'à un score obtenu avec le même barème. Quand le barème change, l'historique d'un site reste lisible mais la comparaison avant/après doit tenir compte de la ligne ci-dessus.
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